[roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

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[roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Andromède le Mer 21 Mar - 21:44

Section un peu vide, ici, alors hop, petite chronique pour y remédier x) Je n'avais pas dans l'idée d'en faire une pour ce roman, que j'ai lu pour la fac et néanmoins avec beaucoup de plaisir (c'est Totor, hein <3), mais la toute fin du roman en question m'a fait changer d'avis.

J'ignore combien d'entre vous ici l’ont déjà lu, combien l'ont aimé ou non, ou en connaissent tout simplement les grandes lignes, mais je vais tout de même essayer de faire un résumé général qui se tienne.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, Quatrevingt-treize n'est absolument pas un roman historique, du moins je ne le pense pas. La Révolution française compte moins ici que la période de transition qu’elle représente : le vrai cadre, c’est simplement la marche de l’homme dans le temps, une période où l’on peut faire se côtoyer passé, présent et avenir, incarnés chacun dans trois attitudes et trois personnages différents :

Lantenac, d’abord, c'est le méchant, vilain, pas beau Vendéen, qui massacre les hommes, fusille les femmes, prends les enfants en otage et trahit son pays en étant prêt à le livrer aux Anglais qui menacent sur la côte. Il a un neveu, Gauvain, mais comme ce neveu est passé au peuple, on peut lui tirer dessus au canon sans remords.

Cimourdain, ensuite, c'est Robespierre, mais en pire. "Pas de quartier, pas de prisonnier". La loi, c'est la loi, la clémence c'est la faiblesse, un vendéen du camp d'en face vient de me sauver la vie, on s'en fiche, c'est un vendéen, on le fusille quand même, sinon on n'instaurera jamais la république. Cimourdain n'aime qu'une seule personne au monde : Gauvain, qu'il a élevé et qu'il aime comme son fils.

Et enfin Gauvain, au milieu de tout ça, c'est le héros au grand coeur. Le bras armé de la République en Vendée, qui s'oppose directement à Lantenac en lui faisant la guerre sur tous les fronts, mais qui lui, lorsqu'il a en face un vendéen seul qui vient de faire preuve de bravoure, va passer le sabre dans la main gauche et lui tendre la droite en lui offrant sa grâce.

Bref, pour résumer Quatrevingt-treize : vous prenez ces trois hommes là, le passé, le présent et l'avenir, vous les mettez dans un shaker, vous secouez bien, et vous avez la guerre de Vendée. Vous ajoutez trois enfants adoptés par un bataillon républicain mais pris en otage par Lantenac et ses hommes, et vous avez la situation romanesque. Vous enfermez la bande à Lantenac et ses hommes dans un château imprenable, vous les faites assiéger par les républicains, avec menace de tout faire péter (et les enfants avec) si jamais personne ne décide de se rendre, et vous avez le problème.

Et là, au tout dernier moment, quand aucun des deux camps n’a cédé, quand le château est en flammes, quand quatre mille soldats ne réussissent pas à sauver trois enfants et sont obligés de les regarder mourir, vous donnez un coeur à Lantenac. Et vous avez la catastrophe.

Sans qu’on sache jamais ce qui s’est passé dans sa tête, sans rien dire, simplement parce qu’il a entendu le cri de la mère voyant ses enfants dans les flammes, Lantenac, qui était le seul à avoir la clé de la pièce fortifiée où ils étaient enfermés, revient se jeter dans la gueule du loup pour sauver les gamins.

A partir de là : que faire ?

La République avait condamné Lantenac à mort pour ses crimes, puisqu’il est pris, il doit être guillotiné. Sa mort sera la mort de la Vendée, et le salut de la République, dit Cimourdain.

Oui, mais il a sauvé les enfants, se dit Gauvain. Il a été héroïque. Et pour tout salaire de cet héroïsme, on le condamne à mort ? Eux qui ont pris pour devise « Liberté, Egalité, Fraternité », est-ce qu’ils vont vraiment en arriver là ? D’un côté, épargner Lantenac, c’est rendre un ennemi à la France, et de l’autre, le condamner, c’est faire de la République un bourreau de sauveur d’enfants.

Quatrevingt-treize, c’est ce dilemme là. Juste ça. La raison ou le sentiment ? Est-ce qu’on a le droit de tout faire dans le présent, même d’oublier sa conscience, pour assurer l’avenir ? Est-ce que la République est juste un système de lois à appliquer quoiqu’il arrive, parce qu’elles sont les mêmes pour tous, ou bien est-ce qu’elle doit avoir un cœur, et juger un homme sur ce qu’il fait de bien plutôt que sur ce qu’il a fait de mal ?

- Oui, répondit Cimourdain. De ce provisoire sortira le définitif. Le définitif, c'est-à-dire le droit et le devoir parallèles, l'impôt proportionnel et progressif, le service militaire obligatoire, le nivellement, aucune déviation, et, au-dessus de tous et de tout, cette ligne droite, la loi. La république de l'absolu.
- Je préfère, dit Gauvain, la république de l'idéal.
[…]
- Tu te perds dans le nuage.
- Et vous dans le calcul.
- Il y a du rêve dans l'harmonie.
- Il y en a aussi dans l'algèbre.
- Je voudrais l'homme fait par Euclide.
- Et moi, dit Gauvain, je l'aimerais mieux fait par Homère.


Alors, qui est-ce qui gagne, au final ? Le dilemme n’est pas tranché, mais Gauvain prend tout de même sa décision : il sauve Lantenac. Et Cimourdain, qui le considère comme son fils, dont il est la seule passion sur Terre, le condamne à mort pour cela, parce que « Force à la loi ». Gauvain l’accepte, il monte à l’échafaud, parce qu’il ne regrette pas ce qu’il a fait. Et lorsque le couperet tombe, sentence de la raison contre le sentiment qu’il a lui-même ordonnée, Cimourdain se tire une balle dans le cœur.

C’est du Victor Hugo, hein.

Honnêtement, c’est vrai qu’on peut penser que ce genre de mécanique romanesque ne fonctionne plus. Le lecteur d’aujourd’hui n’est pas celui du XIXe, et cette exacerbation typiquement romantique des sentiments jusqu’à l’absolu peut nous paraître à nous un peu ridicule, tout comme les raisonnements de Gauvain un peu naïfs.

Mais pour moi ça marche, à 100%, parce que je suis atrocement bon public pour ce genre de trucs. Ils voulaient faire pleurer Margot, ben ils ont réussi, parce que j’ai chialé comme une merde à la fin. C’est du grand Hugo, c’est une langue magnifique, c’est la passion romantique en marche avec ses codes et ses clichés, mais aussi avec ce sens profond du panache et de l’épique qu’on ne retrouve vraiment que dans ce genre de textes.

Alors il faut aimer le désuet, c’est vrai. Il faut aimer les héros qui choisissent de mourir à la fin simplement pour une question de principe et de sentiment. Mais si on aime, alors on marche, et c’est un vrai chef-d’œuvre.

Et le mot de la fin, juste parce que c’est à cause de lui que vous avez eu droit à ce pavé (ça va devenir ma spécialité, les chroniques de ce genre, en fait) :

Gauvain reprit :
- Et la femme ? qu'en faites-vous ?
Cimourdain répondit :
- Ce qu'elle est. La servante de l'homme.
- Oui. A une condition.
- Laquelle ?
- C'est que l'homme sera le serviteur de la femme.
- Y penses-tu ? s'écria Cimourdain, l'homme serviteur ! jamais. L'homme est maître. Je n'admets qu'une royauté, celle du foyer. L'homme chez lui est roi.
- Oui. A une condition.
- Laquelle ?
- C'est que la femme y sera reine.
- C'est-à-dire que tu veux pour l'homme et pour la femme...
- L'égalité.
- L'égalité ! y songes-tu ? les deux êtres sont divers.
- J'ai dit l'égalité. Je n'ai pas dit l'identité.


Et maintenant, je peux aller lire Women in chains x)
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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Mi le Mer 21 Mar - 21:55

(owi, des pavés, des pavéééééss!!<3<3<3<3<3<3)
(owi, remplis la section<3<3<3<3<3<3)
(hem)

Du coup, je doute de l'avoir lu, celui la, mais sur, je te l'emprunte \o/
(tant qu'a être dans la problématique bon type / sale type, autant y être jusqu'au bout \o/)

Juste, comme ça, en réaction, le coup de la balle dans le coeur, je trouve ça grand comme détail, quand même. ca aurait pu être n'importe ou, non, c'est le coeur.

Fichtre. Sacré Totor, quand même.

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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Andromède le Mer 21 Mar - 22:15

Roh, la balle dans le coeur, c'était pour la formule x) "Cimourdain se suicide", ça sonnait moins bien dans la phrase.

(et m'incite pas au vice, j'ai Chateaubriand à lire, là xD)
(cela dit, j'ai ai tellement d'autres en réserve x') <333)

Bah en tout cas, où tu veux, quand tu veux, autant que tu veux, Totor <3 Valeur sûre. Grüt. *hoche la tête d'un air inspiré*


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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Mi le Mer 21 Mar - 22:20

Han, c'était juste pour la formule?? Snif, je trouvais ça beau pourtant, moi, comme détail Sad

Désappointée je suis!

(et si, si, j'te pousse au vice) (*pousse*)

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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Andromède le Mer 21 Mar - 22:25

Dans la tête, ç'aurait été un peu plus gore XD pour ça.

(*tombe*) (aaaaaaaaaah... <333333)
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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Myschka le Mer 21 Mar - 22:27

J'ai pas lu le livre, mais la chronique que tu en fais ne me donne pas l'impression que le sujet ni même la façon dont il est traité sont désuets.

Au contraire, je trouve ça (et malheureusement) encore parfaitement d'actualité. Rien que la citation à la fin de ton article qui renvoie douloureusement à l'image de la femme dans la société, de ses droits qui sont encore aujourd'hui bafoués un peu partout dans le monde (à des degrés divers évidemment).

Quant à la lutte entre loi et conscience, c'est un thème universel, hein. Le côté romantique exacerbe forcément un peu le trait, mais il y a encore des tas d'exemples aujourd'hui. Prenons la récente proposition de référendum de Marine Lepen sur le rétablissement de la peine de mort (sans parler des pro et des anti aux Etats-Unis, la liste est longue)...quand on lit les sondages et les commentaires aux articles portant sur le sujet, on voit bien que c'est quelque chose qui n'est pas encore réglé : entre la loi (appliquée ou révoquée) et la conscience de chacun, c'est toujours le bordel...

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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Andromède le Mer 21 Mar - 22:50

Ah, mais je n'ai pas dit que le débat en lui-même était désuet, bien au contraire ! Outre la qualité littéraire du roman, ce qui fait que Quatrevingt-treize est toujours lisible aujourd'hui, c'est bien qu'il pose des questions auxquelles on doit faire face à toutes les époques, tout simplement parce que trancher entre le général et le particulier de manière absolue et définitive est impossible, sauf à tomber dans l'extrémisme. De ce point de vue, donc, je suis entièrement d'accord avec toi =)

Non, si j'ai parlé de désuétude possible, c'est surtout au niveau de la façon dont le sujet est mis en scène par Hugo, avec des partis pris esthétique et une sensibilité qui ne parleront plus forcément à un lecteur d'aujourd'hui. Moi j'ai totalement marché dans l'intrigue, dans l'héroïsme de Gauvain et dans la montée du pathétique jusqu'à l'explosion de larmes et de cris de la fin, mais objectivement, c'est vrai que tout le monde ne se laissera pas prendre à ce piège là, même si comme tu le dis il est encore terriblement d'actualité sur le fond. Seulement, ça reste un roman, pas un discours à l'Assemblée, et comme Hugo est d'abord un poète, la force de ses arguments à lui nait surtout pour le lecteur de l'émotion romanesque, justement... d'où le fossé éventuel, si jamais on n'accroche pas à cette dernière.

Mais ça, en effet, avec du recul, je suppose que ça vaut un peu pour tous les romans Wink

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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Myschka le Jeu 22 Mar - 0:21

Oui, clairement, ça vaut pour tous les romans ^^

Après, comme je le disais j'ai pas lu le bouquin, mais ce que tu dis à propos de la mise en scène, de l'héroïsme, etc...honnêtement, je pense que ce n'est pas désuet non plus. Il n'y a qu'à voir tous les films de guerre qui fonctionnent sur ce principe-là, et je ne parle pas seulement des films réalisés dans les années 50.

Après effectivement, tout le monde n'accroche pas à ce style (par exemple je connais des gens capables de pleurer devant Pearl Harbor ou Les 12 salopards, mais moi franchement ça m'émeut pas plus que ça - du moins en film parce que pour les livres ça marche beaucoup mieux, ahah).

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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Andromède le Jeu 22 Mar - 1:36

Bah après vip, c'est clair que ça dépend d'abord de la sensibilité de chacun^^ Encore une fois, c'est une réflexion que je me suis faite en essayant d'être objective, parce que ce qui peut encore très bien passer comme tu le dis au cinéma, au format écrit avec le style de Hugo, n'aura pas forcément le même impact pour quelqu'un d'un peu imperméable au grand lyrisme romantique^^ Mais oui, des héros épiques, on en aura toujours besoin en fiction quoiqu'il arrive... et encore heureux ;p
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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Mi le Jeu 22 Mar - 1:43

J'pense que je vois pourquoi tu emploies le mot "désuet", et a quel sujet. On a quand même affaire la a un type de héros quasi spécifique au 19eme siècle, voire, au courant romantique dans son ensemble, mais qui, dans le principe reste un héros. Et y'a rien qui ressemble plus a un héros qu'un autre héros x)

Après, ici, je pense que c'est le genre de choses auxquelles on ne fait pas attention, parce que pour nous, ce qui compte, c'est l'histoire, la manière de la raconter, le frisson, quoi.

Par contre, clairement, pour un lecteur lambda, le héros, la, il est pas désuet, c'est une momie x)

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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Andromède le Jeu 22 Mar - 1:53

Tu as parfaitement clarifié ma pensée x) merci <3

Mais du coup je serais d'autant plus curieuse d'avoir votre avis sur la question si jamais vous le lisez un jour, savoir si ça a marché aussi pour vous ou non Wink

(un jour faudra que je chronique L'Homme qui Rit, du coup, mon roman préféré de Hugo ever <3, et même dans mon top trois de mes romans préférés tout court, qui pour le coup fonctionne complètement différemment dans la mise en scène)
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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Mi le Jeu 22 Mar - 1:55

Et pourtant, je me trouvais pas claire XDD

Bah écoute, quand j'aurais éclusé ma PAL, je te le pique!

(et chronique, mon petit, chronique<3)

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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Princess* le Sam 24 Mar - 17:05

Dans la lignée du grand Totor et du bouquin desuet mais toujours d'actualité j'avais beaucoup aimé Le Dernier Jour d'un Condamné.
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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par Andromède le Sam 24 Mar - 21:43

Faudrait que je le relise, çui là, la lecture commence à dater aussi... Mais en effet, j'en avais gardé un très bon souvenir aussi.

(De toutes façons, le seul Totor que j'ai vraiment pas aimé, c'est Les Contemplations. Magnifique bouquin d'un point de vue poétique, certes, mais... bordel, qu'est-ce que c'est CHIANT ! Tous les autres, on peut y aller les yeux fermés, mais celui là... u_u)
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Re: [roman] Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

Message par okita souji le Sam 28 Avr - 23:55

J'avais adoré ce livre, il y a longtemps (malgré certaines longueurs pour mon impatience adolescente comme celui des enfants dans la tour en flammes, mais à présent d'âge plus raisonnable, je perçois mieux la nécessité structurelle de ce passage dans le texte.

Le personnage qui m'avait le plus frappé, à part la noble grandeur d'âme de Gauvain, c'est le caractère déterminé et torturé de Cimourdain pour lequel, malgré son intransigeance (fanatisme ?) j'avais un gros faible.

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