[Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

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[Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Lun 19 Mar - 21:56

Comme la plupart d'entre nous ont craqués comme des boeufs, je vous invite donc ici a venir commenter chaque semaine, une nouvelle de ce recueil, qui promets d'être riche en émotions ("c'est fort en chocolat', comme dirait l'autre).

Donc, à partir de ce soir et jusqu’à dimanche soir, venez partager vos avis et impression sur "La Ville Féminicide", la nouvelle qui ouvre le bal.

A vos claviers \o/

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Lisbeth le Mar 20 Mar - 0:58

Si notre ad-Mi-nistratrice internationale me le permet, je vais dire quelques mots, avant de commencer ma chronique de la Ville féminicide, à propos de la préface.

Si j'avais lu cette préface dès le début, je n'aurais certainement pas acheté ce bouquin à reculons, je me serais jetée dessus comme une morfale. Parce qu'une introduction où on cite James Ellroy, c'est quand même quelque chose. Parler de cet auteur est d'ailleurs on ne peut plus indiqué quand on lit cette première nouvelle.

Juarez, Mexique. Ellroy, dans Brown's Requiem appelle cette région frontalière des Etats-Unis la "Basse-Californie". Certes, il évoque davantage dans ces bouquins, notamment celui cité ci-dessus et le Dahlia Noir, la ville de Tijuana qui a l'air d'être sortie du même moule. Une région décrite comme frontalière de l'enfer, où règnent en maître drogue, prostitution, meurtres. Thomas Day se penche sur les meurtres de femmes, pas n'importe lesquelles. Des femmes plutôt jeunes, parfois même des petites filles, qu'on pourrait décrire comme "pures". Sobres, croyantes, dévouées, ouvrières le plus souvent. Des femmes dont la police corrompue ne se préoccupe pas mais dont la mort est omniprésente via différents symboles et autres représentations.

Au milieu de cet univers, un homme, Sergueï.

Dès la première rencontre avec ce personnage, on sait qu'on a affaire à un pourri, un mec qu'on ne peut que détester. J'ai eu personnellement des raisons de le détester encore plus, et en même temps de le comprendre, dans sa relation à sa mère. Laquelle mère est probablement morte quand se déroule l'histoire, elle reste une ombre qui plane, on ne sait ce qui lui est vraiment arrivé. Bref, Serguei est un gangster, un beau salaud, qui regarde tout et tout le monde de haut. Ça lui sauvera la vie, d'ailleurs.

Cette histoire, que j'ai lue en étant à moitié malade et totalement épuisée, fait partie de ces textes qui remuent la fange de la nature humaine et qui empêche le lecteur d'en détacher les yeux. L'atmosphère est moite, chaude, sale et puante. Les personnages sont moches. Ils font peur, comme s'ils portaient des masques macabres. La tournure fantastique que prend l'histoire saupoudre de doré et de rouge sang cette ambiance cruelle et ne donne pas la plus belle image qui soit des coutumes aztèques. C'est ce que nous autres profanes avons retenu, les sacrifices humains, même s'ils prennent ici une ampleur démente qui rappellerait presque les meurtres en (très grande) série des Racines du mal de Dantec. Curieusement, durant toute ma lecture, je n'ai cessé de penser à ce bouquin que j'ai lu il y a déjà quatre ans.

La ville féminicide est une nouvelle tout sauf manichéenne. Tout est pourri, écœurant. C'est comme marcher dans les ordures ou la boue, mais c'est fascinant.

Sauf que purée, la fin, en un sens, est frustrante.
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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Mar 20 Mar - 1:04

Pas finie de la lire, j'ai juste jetée un oeil en première page, je veux être posée pour la lire, mais d'après ce que tu en dis, on m'a tout l'air d'avoir a faire a du bon Thomas Day \o/

Et la préface de Dufour donne l'eau a la bouche, c'est vrai \o/

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Andromède le Mer 21 Mar - 3:12

J'ai le nez dedans, les impressions suivront sans doute demain, mais au vu de ta review, la préface est en effet assez explicite de ce point de vue o/ ça donne bien envie, en tout cas, effectivement !
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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Mer 21 Mar - 13:44

Ce matin, c'est le printemps; il fait beau, doux, même, les oiseaux chantent un peu plus fort que d'habitude, bref, tout et la pour parfaire une atmosphère bucolique a souhait, David Hamiltonienne, j'ai envie de dire.

Sauf que moi, j'ai l'impression d'avoir du sable collé au corps par la sueur, la langue pâteuse a cause de la soif, et un odeur indéfinissable qui flotte sous mon nez. Pas de doute, je viens donc de finir La Ville Féminicide, du très bon Thomas Day comme on l'aime.

Contrairement a toi, Lisbeth, je n'ai pas trouvé la fin frustrante; au contraire, j'ai eu plutôt l'impression que la boucle était bouclé, tout est mal qui finit mal, en quelque sorte.

Dantec et Ellroy étant loin dans ma mémoire, je ne peux pas faire les mêmes parallèles que toi, mais par contre, je vois totalement le coté Lovecraft de la force. Des trucs vieux, innommables, et loin d’être humain, forcément. Ça, et la folie qui ronge les hommes, les grignote jusqu’à ne plu rien laisser, même pas un trognon d'humanité.

Ce cher Sergei...loin d'être un type bien, lui. Tout au contraire même, et sa rencontre avec la Voix Noire a l'air d'une rencontre du destin, comme si ce deux la étaient fait l'un pour l'autre, comme si Sergei était né pour servir Itzuli. Les innocentes n'ont qu'a bien se tenir.....

Bref, j'ai aimé cette nouvelle, la construction du texte (la différence de style selon le narrateur, qui rend cette Voix Noire totalement glaçante....), et bordel, hâte d'être à la semaine prochaine \o/

Les gens, j'attends vos avis!

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Myschka le Mer 21 Mar - 18:15

J'ai profité du fait que j'étais patraque et que j'avais un mois de congés à écouler pour prendre ma journée et me poser tranquillement devant La ville féminicide.

Je dis me poser devant, comme je parlerais d'une série ou d'un film, parce que j'ai toujours trouvé l'écriture de Thomas Day d'une qualité très cinématographique, et là encore, plus que des mots, ce sont des images, presque des flashes, qui me sont venues à la lecture de cette nouvelle.

Je ne reviendrai pas sur les références à Ellroy ou Lovecraft évoquées plus haut, parce qu'elles sont évidentes, pas plus que celles à Brett Easton Ellis, parce que je trouve presque que Dufour dans sa préface a fait ici une analogie trop facile...et presque réductrice en regard de l'éclectisme de Thomas Day et surtout du message qu'il veut porter dans ce recueil de nouvelles.

(Petite parenthèse à propos des citations : celle de la magnifique chanson de Tears for fears en début d'ouvrage, éponyme au bouquin, et celle de Tori Amos tirée de la chanson Juarez au début de la nouvelle. En deux phrases, on comprend immédiatement la portée féministe de ce recueil, ce qui appuie encore plus le propos de Thomas Day et "adoucit", en quelque sorte, la cruauté des mots qui suivent.)

Personnellement, cette nouvelle m'a tout de suite fait penser à un précédent ouvrage de Thomas Day : La cité des crânes, qui se trouve être l'un de ses romans que j'ai préféré (ou plutôt qu'un roman, une autofiction, par ailleurs plutôt controversée et qui est loin de faire l'unanimité, même parmi les fans de Day). Du coup ce que je vais dire n'aura de sens que pour ceux qui l'ont lu, mais je trouve que Serguei est ce qu'aurait pu devenir Thomas Daezzler, le double fantasmé de Day et personnage principal de La cité des crânes s'il avait totalement perdu son humanité, s'il avait plus que mal tourné. Autre point commun, la mythologie : la jungle urbaine de Juarez et les dieux sombres de la mythologie Aztèque de La ville féminicide répondent (et se confondent presque) à la jungle étouffante du sud-est asiatique et les choses qui se cachent à l'intérieur dans La cité des crânes.

Finalement, ce qui sauve Thomas Daezzler, ce sont les femmes (d'ailleurs si on lit bien la plupart de ses œuvres, on se rend compte qu'au-delà du côté over-couillu de ses personnages, ce sont les femmes qui font tourner - dans le bon sens ou non - l'univers multiple de Thomas Day). C'est leur absence et leur objectisation qui déshumanisent Serguei (le tout résumé par le personnage omniprésent de la mère, à la fois pute et poids mort, boulet accroché à la cheville, castratrice, réduite à un cauchemar fait de chair malade et invalide et de merde, qui ne s'affranchit de son objectisation qu'en devenant un fantôme par sa mort supposée). Il n'y a jamais eu d'innocence en Serguei, pas avec l'image qu'il a de sa mère.

C'est en ce sens que je ne suis pas tout à fait d'accord avec Mi : Serguei n'est pas fou. C'est un sociopathe et un psychopathe certes, mais il n'est pas rongé, je ne trouve pas. Il est déjà pourri, depuis longtemps, comme s'il n'avait jamais possédé une once d'humanité ou de compassion en lui. Il n'est pas devenu fou : c'est un monstre qui assume totalement l'horreur de ce qu'il est, qui l'accepte sans retenue et embrasse sa condition à bras ouverts. D'où la facilité et la rapidité avec lesquelles la nouvelle se clôt, qui peut être frustrante comme dit Lisbeth, mais qui, de ce point de vue, est parfaitement logique. Pour le coup Mi a raison quand elle parle de destin et là, ça aurait été intéressant de développer un peu plus le passé de Serguei pour que la fin, parfaite en soi (j'y reviens ensuite), arrive de façon plus fluide, moins de cette façon brutale et plus insidieusement.

En revanche, là où je trouve que la fin est géniale, c'est que la nouvelle se ferme sur le sourire de la douanière. Un sourire qui SAIT, qui prouve que TOUT LE MONDE sait, et que tout le monde ferme sa gueule parce que l'espoir n'existe plus et que tant qu'il y aura des monstres comme Serguei, il ne sera plus jamais permis d'espérer à Juarez.

(Et désolée pour ce long pavé incohérent, j'aurais peut-être dû prendre le temps de construire un argumentaire avant de donner à chaud mes réactions, ahah)

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Jeu 22 Mar - 2:11

En fait, c'est pas tant a Sergei que je pensais en évoquant la folie, mais plus au reste des gens, les habitants de Juarez, par exemple, qui doivent être corrompus, rongés, pourris par quoi que ce soit qui ait mis la main sur eux.

Parce que personnellement, le sourire de la douanière, a la fin, je ne l'ai pas tout a fait interprété de la même façons. J'm'explique; depuis le début, dans la descriptions des autochtones, on évoque les tatouages, l'obsidienne, et dès que Sergei croise quelqu'un, il porte une des nombreuses marque d'Itzuli. C'est pas que tout le monde sais, non, c'est pire. Tout le monde participe. Ils en sont tous, comme a l'époque de la construction des pyramides, tout le monde veut sa part du steak.

'fin, du foie, en l’occurrence x)

Sinon, j'avais aussi pensé a La Cité des Crânes, on est dans la même registre d'ambiance glauque, putes comprises, mais je l'avais pas évoqué, sachant que pas mal sur ce fo' sont des TD-virgins ^^

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Myschka le Jeu 22 Mar - 10:47

Pour les habitants de la ville, oui ça c'est fort possible ^^ par contre Serguei ne croise pas que des fidèles d'Itzuli : le gérant de l'hôtel n'en fait pas partie, mais il sait, le petit rabatteur de 12 ans n'en fait pas partie, les putes du bar non plus.

Justement moi ce qui m'a frappée, c'est que même ceux qui savent et ne servent pas Itzuli ne font rien. Le sourire de la douanière est un sourire "d'angoisse pure" : pour moi ça veut dire qu'elle est terrifiée mais qu'elle ne dira rien (on peut faire un parallèle assez facile avec plein d'exemples de dictatures passées et actuelles, d'ailleurs).

Après je me trompe peut-être mais c'est vraiment comme ça que je l'ai ressenti.

(sur ce, je file, je vais bosser - du moins j'espère que je vais bosser aujourd'hui, ahah)

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Jeu 22 Mar - 13:21

Tiens, c'est marrant, moi j'ai pas du tout pris ça comme un sourire d'angoisse, mais plutôt de connivence Surprised

Pour le petit rabatteur, j'en suis pas si sur, ni pour les putes d'ailleurs; celle qu'il nomme Petit Boudin lui fait bien une réflexion sur son gout pour la chaire fraîche, d’ailleurs, ce qui me fait dire que ceux qui ne travaillent pas ouvertement pour lui, s'ils ne font pas partis de la joyeuse bande, n'hésitent pas a pencher de son coté, tout du moins.

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Myschka le Jeu 22 Mar - 13:33

Non, je te parle des putes du bar, pas de celles qu'il va trouver ensuite...justement la différence est faite entre les "normaux" (sales, sordides, en mauvaise santé, cachés) et ceux qui servent Itzuli (dehors, les putes sont plus fraîches, les rabatteurs paradent sur leurs motos).

Et pour la douanière, honnêtement : elle sursaute, puis sourit, je cite d'"un pur sourire d'angoisse", c'est écrit noir sur blanc - après ça peut vouloir dire que c'est un sourire qui provoque l'angoisse, mais étant donné que je vois Serguei comme un monstre incapable de ressentir le moindre sentiment, ça me semble pas très logique. Pour moi ça veut dire qu'elle a compris mais qu'elle a la trouille, même pire que ça, c'est une terreur pure, c'est que ça lui noue tellement les entrailles qu'elle n'a aucun moyen de réagir autrement.

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Jeu 22 Mar - 13:38

Effectivement, c'est écrit comme ça, mais a la lecture, effectivement, j'ai pris ça comme un sourire qui provoque l'angoisse ^^

Après, j'me dis qu'une petite relecture serait la bienvenue, la XD

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Myschka le Jeu 22 Mar - 13:53

Franchement je viens de relire le dernier paragraphe et pour moi elle a la trouille. Je vois honnêtement pas par quel moyen elle peut provoquer l'angoisse de Serguei vu qu'il a embrassé son destin sans aucun scrupules, tu vois ce que je veux dire ?

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Andromède le Jeu 22 Mar - 23:58

Ça y est, j'y aurai mis le temps, mais à mon tour, je viens de terminer la Ville féminicide. Ça va être un petit peu difficile de faire original dans les impressions, surtout à chaud (voire très chaud puisque je viens à peine de refermer le bouquin), mais je vais essayer de faire de mon mieux... Je pense que ce que j'ai préféré, dans cette nouvelle, comme le dit Tip, c'est l'écclectisme, surtout au travers du pont tendu entre les criminels héritiers du monde aztèque et les criminels occidentaux des Vori V Zakone. Disons qu'au delà de la pluralité des références (que je ne maîtrise hélas pas assez pour avoir vraiment pu les apprécier à leur juste valeur, je pense TT), le concept de la "parenté" envisagée (ce n'est pas le bon mot mais je n'en trouve pas d'autre) entre le personnage d'Itzuli et celui de Raspoutine, et donc du lien tracé entre leurs deux mondes me plaît vraiment beaucoup. C'est... Je ne sais pas, cette façon de nous présenter une alliance entre toutes les plus grandes noirceurs de ce monde, la manière dont le mal vit et s'incarne sous tous ses formes différentes... Rah, ça fait peut-être un peu naïf, dit comme ça, mais c'est vraiment la première impression à chaud que je retire : du point de vue narratif, aussi pessimiste et effrayant soit-il, vraiment, je kiffe le concept. Juàrez n'est pas le lieu du mal en soi, elle n'en est qu'un des nombreux avatars, je trouve que ça donne à la nouvelle une force peu commune, qu'elle n'aurait peut-être pas eue si on s'était contenté du seul visage d'Itzuli et sa bande pour incarner le mal.

Je ne sais pas si j'ai été très claire ^^;

Le style de Thomas Day, j'ai beau lui trouver certaines faiblesses par moment (c'était déjà vrai dans l'Instinct de l'équarisseur, seul autre bouquin que j'ai lu de lui), mais n'empêche qu'en effet, il assure grave dans la mise en scène. J'ai particulièrement aimé le passage où la Voix Noire raconte l'inauguration du temple au XVe siècle, les quatre-vingt mille morts en quatre jours, son sacrifice avorté et la façon dont il succède au Grand Prêtre, je sentais limite l'odeur de fumée, de chair et de cendres qui prenait à la gorge et brûlait les yeux.
(et je passerai sur l'image mentale absolument atroce que j'ai eu d'Ephraïm Wickliffe brandissant son couteau d'obsidienne, en train de nous menacer à poil avec Popol pris dans le tuyau peinturluré aztèque)

Pour rebondir sur les débats en cours, d'abord concernant la fin... bizarrement, je suis à la fois d'accord pour dire que la fin est parfaite comme ça, parce qu'effectivement la boucle est bouclée et qu'en dire plus aurait été une erreur (ça aurait déséquilibré tout le machin en plus d'atténuer le côté percutant), mais je suis aussi d'accord pour dire qu'elle est frustrante, dans un sens... Parce que l'histoire commence tout juste, en quelque sorte, au moins pour la "grande échelle" et l'alliance dont je parlais au dessus.

Après, pour le sourire de la douanière... Je suis plutôt d'accord avec Tip, ce n'est pas de la connivence. Le "pur sourire d'angoisse", c'est précisément une des faiblesses stylistiques que je peux reprocher à l'écriture de Thomas Day (j'ai trouvé la formule un peu plate comparée à toute l'angoisse formidable qu'il avait réussi à distiller sans employer le mot dans le reste de la nouvelle, justement), mais il a le mérite de dire ce qui est : clairement, oui, pour moi aussi, la douanière a peur. Vu la portée et les enjeux de la nouvelle, finir sur une femme qui se ferait complice de Sergeï et de tout ce que signifient son bracelet et son couteau ensanglanté, je ne trouve pas ça logique symboliquement. Après, ça peut aussi avoir du sens au regard de la complicité de tout le reste de la ville, comme le dit Mi, où chacun veut sa part du foie... bah, peut-être que c'est ça, la grande force de cette fin, justement, avec la pluralité de lectures possible^^

En résumé, une excellente nouvelle, très forte, bien construite, angoissante et avec beaucoup de pouvoir sur l'imagination.

(et j'ose pas relire, du coup, dans le genre décousu, là aussi...)



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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Ven 23 Mar - 0:48

Ah, pour le coup, on s'est mal compris sur le sourire de la douanière x)

Je pensais pas a Sergei, quand je disais que je prenais son sourire pour un sourire angoissant, pour moi, c'était plutôt une sorte de sourire qui évoquait l'angoisse en générale, et pas en particulier, et surtout pas pour le Vor ^^

Mais sinon, c'est peut être parce que, tout comme Andro, j'ai été marquée par la scène des quatre jours de sacrifices, ou tout le monde participe, que du coup je vois Juarez de la manière que le Temple a son époque: une gigantesque plate forme de sacrifice, mais cette fois, en loucedé^^

(et pareil, le parallèle Itzuli/ Raspoutine m'a fait couiner *_*)

(et bordel, quand j'ai lu ton image mentale, je buvais....du coca -_-)

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Andromède le Ven 23 Mar - 1:10

Ah bah ça doit être moi qui ait zappé et fait l'amalgame trop vite, en effet, comme tu parlais de connivence juste après XD Ce que tu veux dire, c'est qu'en souriant comme elle le fait, elle devient une espèce de personnification anthropomorphique (oui, un gros mot) de l'angoisse, une espèce d'allégorie ou quelque chose comme ça ? (ou alors je suis totalement à côté de la plaque ? ;_; ) Dans ce cas là, vip, je comprends mieux en quoi tu dis qu'elle "participe"^^ (ce qu'elle fait aussi de toute façon en fermant sa gueule, d'une manière ou d'une autre, on est d'accord... mais disons que j'y vois quand même une forme de rejet de tout ce que véhicule Sergeï à ce moment là-pas seulement lui en tant qu'individu- qui la "sauve" et empêche de la considérer vraiment comme "participante" même passive^^)

(je savais que j'avais bien fait de partager l'image x') <3)

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Lun 26 Mar - 21:16

Oui, alors, j'aurais pas tout a fait dis ça comme ça, et je suis même pas sure que ça soit vraiment ça, mais on va dire oui^^



Bon, comme je suis une admin gentille, jolie et tout et tout, je nous autorise a continuer le débat même si on est Lundi, et que Lundi, c'est pas raviolis, mais l'occasion de commenter la seconde nouvelle de Women in Chains, j'ai nommé: Eros-Center!!

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Shu le Mar 27 Mar - 0:11

Bon, je suis à la bourre, ou pas trop, encore. Nous sommes toujours lundi. Il y a une semaine. Et puis, en plus, j'ai fini "La ville féminicide".

Mon avis va faire redondant dans le sens où, j'ai vraiment apprécié cette nouvelle (j'ai d'ailleurs commencé "Eros-center").
L'ambiance, la noirceur de Juarez, l'angoisse qui s'en dégage. Et Sergueï. Sergueï que j'ai apprécié aussi, beaucoup. Le genre de type qui te glace le sang au début et à qui tu t'intéresses au fur et à mesure de l'histoire.

(Je n'ai jamais été bon pour résumer quoi que se soit, sachez-le.)

Le parallèle avec le Temple, très bien fait, très bien décrit, très réaliste. Pendant tout le passage sur le Temple, les sacrifices, j'ai eu les images, la sensation d'y être, comme spectateur, en haut de Temple, observant les sacrifices, les rivières de sang et les foies qui passaient de main en main, les organes qui brûlaient. La cendre qui recouvraient tout et tous.

Et pour finir, le Moulin. Avec Carmen qui poussait pour broyer les os. Les os de toutes ces femmes et filles perdues. Perdues à jamais et que personne ne recherchera plus. Que personne n'a sans doute jamais cherché.

Et cette Voix. Itzuli. Toute une ambiance qui accroche, qui compresse, qui étouffe et qui fascine.

Quant au sourire de la douanière, je l'ai pris pour un sourire d'angoisse, aussi. Néanmoins, j'ai trouvé ça un peu facile, le bracelet d'obsidienne qui tombe pile poil au moment où elle trouve le couteau mal nettoyé. Et la frustration certaine de voir que c'est déjà la fin, qu'on ne saura pas ce qu'il adviendra de Sergueï ni d'Itzuli.
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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Andromède le Mar 27 Mar - 13:58

Aaaah le passage du Temple <3

Au moins ça augure que du bon pour la suite de voir qu'on a tous apprécié la première x) Je commence Eros-center dès que je peux... pas de suite-de suite donc ;_;
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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Princess* le Mer 28 Mar - 14:47

En retard, en retard, en retard je suis très très en retard ! (Mais j'ai une bonne excuse, je n'avais pas de pécé et autant je vous pioute d'amour autant écrire tout ça sur le clavier tactile de mon téléphone, non).

J'ai fini la Ville Féminicide il ya une semaine mais je l'ai relu juste avant de poster ceci histoire de.

Pour ma part je reste sur ma faim, une faim en demi teinte qui se supporte très bien mais qui vient quand même te déranger un peu.

Je vais commencer par le plus que positif de cette nouvelle : encore un cadre extrêmement photographique voir même cinématographique, comme à chaque fois que j'ouvre un Thomas Day j'ai l'impression de commencer un film. Son pouvoir de description est indéniable et c'est en partie ce qui fait que j'ai adoré La Ville Féminicide.
Le second point qui me fait baver c'est la foule de recherches que M Day fait pour toutes ces productions. Ayant énormément étudié l'art mézoaméricain à la Fac j'ai ADORE tous les passages de la Voix Noire sans exception. Parce que c'est historiquement juste, parce que c'est décrit avec une puissance qui te fait avoir l'odeur de la chaire humaine mêlée de plantes dans le nez (même si c'est une odeur que tu ne connais pas) et parce que tout est juste.
Et enfin la ville. Juarez décrite au final comme un personnage à part entière où chaque pute, rabatteur, dealer est une facette d'un même miroir. Où il n'y a aucune justice, où un portier vient sauver une fille juste pour avoir la paix et pas pour la beauté du geste.

Là où le bas blesse pour ma part : la fin.
Pas le dernier paragraphe avec la douanière.
Non juste avant quand la Voix Noire prend forme "humaine" et demande à Sergeï de la rejoindre. Grosse déception car pour le coup je trouve que la Voix y perd toute sa puissance et que la description du moulin qui devrait être le final, le point d'orgue de la montée d'horreur depuis le début de la nouvelle, bah au final je suis passée à côté. Même le "mi casa es su casa" et les promesses de mille et une tortures de la jeune Carmen sonnent faux pour moi.
Il manque un truc. Pas grand chose. Mais suffisamment pour m'avoir laissée sur ma faim, à deux doigts de harceler Thomas Day pour qu'il me raconte l'histoire de la Voix et laisse Sergeï faire mumuse avec ses putes dans son coin...
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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Mer 28 Mar - 22:03

En fait, le principal défaut qu'on aurait tous tendance a trouver dans cette nouvelle, c'est qu'elle est bien trop courte x)

Allez, comme je suis une fille sérieuse, et qu'on est déjà mercredi, j'entame le débat sur Eros-Center. Qui s'avère beaucoup plus long, et beaucoup plus cru que La Ville Féminicide.

Et beaucoup plus cruelle, aussi.

Nous suivons ici un protagoniste aux antipodes de Sergei; Orhan a tout du jeune puceau, accro a la bière et a Youporn, avec la vivacité d'un ado boutonneux et pas vraiment de plan d'avenir. Jusqu'ou jour ou il croise Joy, une africaine. Belle, beaucoup plus belle que tout ce qu'il a jamais vu dans sa vie. Et il en tombe amoureux.

Alors bon, résumé comme ça, on pourrait croire que je vous présente un arlequin, mais rassurez vous, il n'en est rien. On parle de Thomas Day, hein. On retrouve le langage cru, les scènes explicites, les putes à tous les coins de rue. Sauf que la, on est pas au bout du monde, dans une ville tellement puante qu'on pourrait croire qu'elle a été inventée, non, non, on est a coté de chez nous. En Allemagne. Et même, on est chez nous. A Paris, en France. Et puis on est aussi un petit peu en Afrique, pays du bout du monde, aux traditions ancestrales toujours de mises.

Assez de tournage autour du pot, oui, j'ai beaucoup aimé Eros-Center; même le format un peu particulier de la nouvelle, avec cette absence de chronologie, et les articles insérés entre deux chapitres ne m'ont pas dérangée, bien au contraire. Ne m'ont pas dérangée non plus certaines facilitées caractéristiques, comme le coup du loto. Ça passe tout seul, et sans problèmes.

Et puis on ne peut nier a l'auteur un certain sens de la formule qui claque et qui te reste dans la tête. Son "Paris vaut bien une pipe" m'a bien traumatisée quand même.

Et puis cette fin. Ça a beau être une happy end, on ressors de la lecture avec un grand sentiment de tristesse qu'on ne s'explique pas.

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Princess* le Ven 30 Mar - 16:03

Pour le coup pour une fois je ne suis pas d'accord avec toi (comme quoi tout arrive) et ce sur deux points.

Tout d'abord je trouve au contraire cette nouvelle beaucoup moins crue et surtout beaucoup beaucoup beaucoup moins cruelle que la Ville Féminicide. Le coup de maître de cette nouvelle à mes yeux c'est d'arriver à rendre une histoire de traites des noires en Europe presque romantique voire à la limite du conte de fées!
Tous les éléments sont là version Thomas Day : la princesse un peu cruche (Joy, jeune Camerounaise désargentée qui veut intégrer le monde de la mode à Paris et se retrouve prisonnière d'un Eros Center), le chevalier blanc (Orhan, grand puceau maladroit de son Etat, qui histoire de faire un peu plus cliché est d'origine turque et musulman), le méchant sorcier vaudou (Monsieur André, proxénète et magicien c'est mieux pour tenir les filles à carreaux). Même le Eros Center me fait penser limite à la tour de Rapunzel avec tous ces étages qu'il faut monter à pied (bon au moins dans le Eros Center ya des escaliers).

Ensuite la chronologie est un coup de génie : les deux time lines sont tout bonnement inversées : plus Orhan s'insinue dans l'univers des Eros .Center et de la magie vaudou et plus Félicité en sort si bien qu'on ne peut que deviner qu'ils ne pourront jamais se retrouver mais que tout est bien qui finit bien.

Non vraiment j'ai trouvé cette nouvelle presque rafraichissante juste après la Ville Féminicide. Même le vocabulaire y était tout aussi cru mais n'avait pas cette portée vulgaire, choquante.
Même la scène du meurtre est traitée différemment, d'une manière poétique, presque onirique et on pourrait entendre à la fin un petit "Ding Dong la Sorcière est morte" (enfin en l'occurrence le sorcier)
C'est comme si le but de la nouvelle était de nous montrer, comme tu l'as dit Mi que bah oui ça se passe aussi chez nous, en Europe voire même à 10 minutes à pieds de chez toi et que s'il y avait plus d'Orhan dans le monde peut être qu'on pourrait éviter ça. (C'est ptet mes hormones qui me jouent des tours mais j'ai ressentie cette nouvelle comme extrêmement optimiste)
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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Lun 2 Avr - 22:23

C'est marrant parce que je vois ce que tu veux dire, et que t'as parfaitement raison, mais non, j'arrive pas a voir cette nouvelle de façon aussi positive que toi.

Certes, il y a une part d'optimisme, mais que, personnellement, j'ai surtout ressentie comme teintée d'une grosse chape de mélancolie. Et puis justement, ce "manque de détails", je trouve que ça n'en fait que plus ressortir la violence sous jacente.

Par contre, la ou je suis complètement d'accord avec toi, c'est que oui, cette timeline est un putain de coup de genie *__*

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Myschka le Lun 2 Avr - 23:08

Je partage votre opinion sur la timeline, franchement bien trouvée.

Pour le reste j'aurais plutôt tendance à rejoindre Mi quant au côté cru et cruel (la scène de l'épilation est tout bonnement insoutenable tellement elle est malsaine, pas tant la scène elle même, mais tout ce qu'elle sous-tend...en fait ce qui me tue c'est la soumission totale de Félicité, ça va au-delà de la résignation), et la mélancolie générale de l'histoire, surtout la fin (parce qu'au final, le héros n'a pas la belle princesse et doit se sacrifier pour lui permettre de vivre sa vie).

MAIS je suis aussi d'accord avec Princess*, en un sens. Je ne dirais pas que c'est optimiste (quoique dans l'optique du "conte de fée" à la Day, oui, c'est certainement un des trucs les plus optimistes qu'il ait écrits - par ailleurs, bien vue, l'analogie avec Rapunzel !), mais plutôt...apaisé. Le pire est passé, il a quand même réussi à en sauver trois au lieu d'une seule, et même si au final il a dû passer par des choses horribles qui lui laisseront forcément des cicatrices, il peut aller de l'avant.

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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Andromède le Mer 4 Avr - 13:41

Je n'ai malheureusement pas encore eu le temps de lire Eros-center (retaaard TT pardon) mais je compte bien le faire aujourd'hui comme auto-cadal, donc avis tout bientôt ! (et faudrait que j'arrive à lire la suite aussi dans la foulée tiens)
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Re: [Lecture Commune] Women in Chains, Thoms Day.

Message par Mi le Mer 4 Avr - 13:56

Brave bête<3 j'attends ton avis et celui de Shu pour continuer la LC (quelque chose me dis qu"on débattra moins sur Eros Center que sur les autres x))

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